ARNAY-LE-DUC (21)
Eglise Saint-Laurent
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Cet édifice placé sous le vocable de Saint-Laurent était à l'origine une chapelle castrale offerte à la ville par le seigneur Girard d'Arnay en 1092. A cet évenement participaient son frère Hugues, archidiacre d'Autun, et Aganon, evêque d'Autun, qui consacra l'église. Ce monument, trop petit pour contenir les fidèles, fût probablement reconstruit et agrandit plusieurs fois. En 1288, la fondation d'une église, probablement romane, permit l'implantation d'une petite communauté religieuse. L'établissement d'un "mépart" par le chancelier Rolin en 1472 fût à l'origine de la construction de la nef et des bas-côtés au XVème siècle. Ces "méparts" étaient particuliers à la Bourgogne et correspondaient à une sorte de petit chapitre de chanoines pour religieux natifs du village. Réduit à six personnes en 1601, ce "mépart" supervisa les travaux du XVIème siècle entrepris dans le choeur et les chapelles de style flamboyant. Peu de temps après fût réalisé le plafond Renaissance de la chapelle Saint-Joseph. En 1752, la façade principale et le vestibule furent refait dans le style néo-classique. Après les troubles révolutionnaires, on ajouta à l'ensemble un dôme de style Jésuite (1811). Enfin, la voûte primitive en pierre fût remplacé par une voûte en bois en 1859.




Affichant une grande sobriété, la façade principale de style néo-classique fût conçu vers 1752. S'ouvrant sur l'intérieur par trois portes, celle-ci est dépourvue de décoration. Une grande fenêtre en éclaire le centre et l'ensemble est surmonté d'un fronton triangulaire à faible mouluration. Au-dessus prend place un clocher de style Jésuite du début du XIXème siècle terminé par un bulbe et recouvert d'ardoise.
Les flancs sont percés par de hautes baies flamboyantes à motifs nervurées. Le chevet pentagonal, lui aussi percé par des baies, est soutenu par de gros pilier butant.




A l'intérieur, le regard se porte tout de suite sur la voûte en bois réalisée en 1859 qui remplaçait celle en pierre qui avait disparu. Cette voûte en forme de carène de bateau renversée repose sur les gros piliers carrés de la nef . Les bas-côtés, du XVème siècle, donnent sur un ensemble de dix chapelles rajoutées au XVIème siècle. Le choeur, de style flamboyant, est recouvert d'une belle voûte d'ogives aux nervures réunies en leur centre par une clef. Les cinq vitraux qui éclairent l'ensemble furent refait au cour du XIXème siècle.




Sur l'ensemble des chapelles latérales, seules deux sont réellement digne d'intérêt. La première, à gauche, est placée sous le vocable de Saint-Joseph. Elle est surmontée d'un plafond Renaissance de forme circulaire sur lequel figure les écussons des différents seigneurs de Bourgogne. Ceux-ci sont entremêlés avec des figures mythologiques tel que Hercule, des sirènes, Pégase ou encore Mars.
La dernière chapelle de gauche est placée sous le vocable de Saint-Nicolas et fût fondée en 1451 par le capitaine du Château Jeannot Bard. Elle est surmontée d'une voûte d'ogive nervurée à cinq clefs ornée de médaillons.
Le mobilier comprend une très belle Pièta en calcaire polychrome du XVIème siècle ainsi qu'un Saint-Michel en bois et un Saint Jean-Baptiste en calcaire de la même époque. On y trouve également un ensemble de tableau de la fin du XVIème et du début du XVIIème siècle figurant, entre autre, l'Adoration des bergers, Sainte-Marie auxiliatrice, la Dormition de la Vierge ou le Martyr de Saint-Laurent.
Les vitraux du choeur, qui dataient à l'origine du XVème siècle, furent remplacés par des copies modernes figurant, entre autre, l'Assomption de la Vierge.