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BALLAINVILLIERS (Simon Charles Sébastien Bernard , baron de) : Comte de Cléry et Baron de Maurepas, intendant d'Auvergne (1721-1767)

BARTHOLDI (Frédéric Auguste) : Sculpteur français (1834-1904). Né à Colmar, il s’orienta assez rapidement vers la sculpture et reçu en 1853 sa première commande officielle. Il s’agissait d’une statue du général Rapp (un enfant du pays lui aussi) que la municipalité de Colmar lui avait demandé. Il réalisa par la suite d’autres œuvres pour sa ville natale comme la fontaine Shwendi (place de l’Ancienne-Douane), le monument de l’amiral Bruat (place du Champ-de-Mars), la fontaine Roesselmann (place des Six-Montagnes-Noires) et la fontaine du Vigneron (rue des Ecoles). Ayant acquis une certaine réputation, la ville de Paris lui commanda pour le salon des Champs-Élysées de 1870, une maquette de Vercingétorix à cheval (qui sera inaugurée en 1903 sur la place de Jaude à Clermont-Ferrand). D’autres de ses œuvres comme la Liberté éclairant le monde (pont de Grenelle) ou le Lion de Belfort (place Denfert-Rochereau) se trouvent en modèle réduit dans la capitale. Les originaux furent respectivement installés dans le port de New York en 1886 et à l’entrée de la citadelle de Belfort en 1880. L’une de ses dernières réalisations fût la Saône et ses affluents (Lyon, place des terreaux) qu’il moula avec du plomb martelé. L’ensemble de son travail est marqué d’un sentiment patriotique qu’il développa dans un style académique.

BAUDE (Henri) : Poète français (1430 - vers 1495). Ce grand "rhétoriqueur" d'origine moulinoise fût également précepteur des tailles royales dans le Bas Limousin. Sa grande liberté de ton lui valu d'être souvant emprisonné (notamment en 1486 au Châtelet à Paris). Son oeuvre la plus célèbre, les "Dictz moraux pour faire tapisserie", servit de support à des peintures murales que l'on retrouve aussi bien au château de Bourbon-Busset (Allier) qu'au château du Plessis-Bourré (Maine-et-Loire) ou encore dans le logis abbatiale de Clermont (Mayenne). Quelques tapisseries, comme la Pirouette conservée au musée de Cluny à Paris ou les amours de Gombault et Macée du musée des beaux-Arts de Saint-Lo, nous renseignent mieux sur la personnalité de ce poète de la seconde moitié du XVeme siècle.

BAYARD (Pierre Terrail seigneur de) : Gentilhomme français (1475-1524). Issu d’une vieille famille de gens d’arme, celui que l’on appelait le « chevalier sans peur et sans reproche » voit le jour dans le Grésivaudan (près de Grenoble). Des l’âge de seize ans, il s’illustre au cours d’un tournoi et ne tarde pas à être remarqué par le duc de Savoie qui le prend comme page. Emerveillé par ses prouesses, le roi Charles VIII l’emmène à la cour. Sa brillante carrière militaire débuta en 1495 durant la bataille de Fornoue qui opposait les armées du roi de France à celles d’une coalition comprenant les armes du roi d’Aragon, de l’empereur d’Autriche, du pape, de Milan et de Venise. Malgré sa puissance, cette coalition dû s’incliner devant le courage de la « furie française ». Sous Louis XII, il aida celui-ci à conquérir le Milanais (1499-1500). Il se bâti vaillamment malgré une défaite contre les espagnols au pont de Garigliano en 1503. En 1509, on le retrouve à la bataille d’Agnadel qu’il remporta face aux Vénitiens. En 1512, lors du siège de Brescia, il fût blessé puis capturé l’année suivante par les Anglais. Libéré peu de temps après, il suivi en Italie le roi François Ier et remporta en sa compagnie la célèbre bataille de Marignan (1515). C’est à cette occasion qu’il adouba chevalier le roi en personne. Après les échecs de l’amiral de Bonnivet en Italie, il trouva la mort en 1524 dans la ville de Romagnano en permettant à l’armée de celui-ci de franchire la Sesia.

BEAUJEU (Anne de France, duchesse de Bourbon et de) : Princesse capétienne et régente du royaume(1461-1522). Fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie, elle était considérée par ses contemporains comme une femme extrêmement intelligente. Son père lui fit épouser le duc de Bourbon, Pierre II de Beaujeu. De ce mariage, nacquit une fille prénommée Suzanne qui épousera Charles III de Bourbon-Montpensier (le célèbre Connétable de Bourbon). Durant la minorité de son frère, le futur roi Charles VIII, elle fût régente du royaume en compagnie de son époux. Durant cette période, elle convoqua les états généraux en 1484, puis, grâce à Louis II de La Trémoille, elle vaincquit les armées du duc d’Orléans et du duc de Bretagne qu’ils défirent à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (1488). Une fois mâtée la révolte des grands du royaume, elle s’occupa du mariage de Charles VIII avec Anne de Bretagne (1491). Décédée à Chantelle dans l’Allier, elle entrepris de nombreux travaux durant sa régence. On lui doit entre autre l’embellissement du château de Chantelle, la construction du pavillon Anne de Beaujeu à Moulins, la partie gothique de la cathédrale de Moulins ou la Sainte Chapelle du château de Bourbon-l’Archambault.

BERRY (Jean de France duc de) : Gouverneur du Languedoc et prince capétien (1340-1416). Fils du roi Jean II "le Bon" et de Bonne du Luxembourg, il était également le frère de Charles V "le Sage" et fût le tuteur du futur Charles VI. Recevant le duché de Berry en 1360, il ne pu en profiter qu'après une période de captivité en Angleterre. De retour en France, il reçu en apannage l'Auvergne grâce à son mariage avec Jeanne d'Auvergne. Combattant aux cotés de Du Guesclin et du duc d'Anjou , il vaincquit les anglais lors de la campagne de 1372. Cette victoire lui permis de s'approprier le Poitou (1373). Après la mort de Charles V en 1380, il obtint le gouvernement du Languedoc. Il fût contraint de s'en séparer en 1388 à la suite de la révolte des "marmousets" qui n'acceptaient pas son comportement excessif. Retrouvant une partie de son autorité après la folie du roi Charles VI, il fit alliance avec les Anglais en 1412 à qui il promettait la Guyenne. Devant cette traîtrise, le roi n'eu d'autre solution que d'envoyer des troupes afin d'assiéger la ville de Bourges dans laquelle le duc de Berry s'etait enfermé. Etant incapable de lutter contre une armée, Jean capitula et décèda à Paris quatre ans plus tard (1416). Tout au long de sa vie, le duc du Berry fût un mécène et un collectionneur de premier ordre. Il se fit construire des résidences de toute beauté comme le château et la sainte-chapelle de Riom (63) (oeuvre de Gui de Dammartin), le château de Mehun-sur-Yèvre (18) conçu par André Beauneveau et la grande salle du palais ducale de Poitiers (également réalisée par Dammartin). Il s'entoura également de peintres comme les frères Limbourg et Jacquemart de Hesdin qui lui réalisèrent les Belles Heures, les Grandes Heures et, enfin, les Tres Riches Heures du Duc du Berry. Ces manuscrits comptent parmi les plus belles oeuvres de cette époque. De son tombeau en marbre blanc ne nous sont parvenu que les pleurants et le gisant aujourd'hui visibles dans la crypte de la cathédrale de Bourges

BOHIER (Antoine) : Cardinal et archevêque de Bourges (+ 1519)

BONNASSIEUX (Jean-Marie-Bienaimé) : Sculpteur français (1810-1892). Né à Panissières dans la Loire et mort à Paris, ce fils d'artisan (son père Matthieu était menuisier) s'employa dès son plus jeune âge à réaliser des petites statues en bois dans l'atelier de son père. Envoyé à Lyon pour apprendre la sculpture, il entre en 1829 à l'école des beaux-arts de cette même ville. Il en ressort en 1833 et présente l'année suivante un Hyacinthe blessé au salon de Paris. L'année 1835 est entièrement consacrée à sa préparation du grand prix de Rome qu'il remporte l'année suivante en réalisant son Socrate buvant la ciguë. Durant son séjour à la villa Medicis qui dure jusqu'en 1842, il y sculpte l'Amour se coupant les ailes qui obtint un prix au salon. De retour en France, il travaille sur un David lançant la fronde (1844) puis se consacre à une commande venant de la mairie de Lyon, M. Terme, maire de Lyon (1846). Dès lors, une grande partie de son travail s'oriente autour de commandes provenant du clergé. Parmi la multitude d'oeuvres qu'il nous a laissé, il convient de citer la Vierge mére (église de Feurs, 1848) la Méditation (1855), Notre-Dame de France (Le Puy, 1857), Monseigneur Georges Darboy (cathédrale de Paris, 1872) et saint François d'Assise (Musée d'Orsay, Paris, 1892). Durant les trentes dernières années de sa vie, il se consacra également à la conception de bustes pour ses amis et pour des commandes officielles. On lui doit un portrait de Dominique Ingres (cimetière du Père-Lachaise, Paris, 1868), un buste du duc de Luynes (Bibliothèque nationale, Paris,1873), une statue de David tendant la fronde (Musée des beaux-arts de Troyes, 1878) ou, encore, une statue de Victor de Laprade (Montbrison, 1888).

BORGIA (Louise): Duchesse de Valentinois et de Bourbon-Busset (1500-1553). Fille de César Borgia (le fameux Prince dans le livre de Machiavel) et de Charlotte d'Albret. Elle était de ce fait la petite fille du pape Alexandre VI et la nièce de la célèbre Lucrèce Borgia. Elevée en grande partie par sa mère, elle grandit à Rome au sein d'une famille extrêmement riche et avide de pouvoir. La venue des troupes françaises en Italie scella son avenir car elle fût mariée à Louis II de la Tremoille vicomte de Thouars et prince de Talmont en avril 1517. La mort de son mari en 1525 au siège de Pavie la poussa à se remarier. Ses secondes noces fûrent célébrées en 1530 avec le comte Philippe de Bourbon-Busset au château de Saint-Germain-en-Laye. De ce mariage est issu la branche des comtes Bourbon-Busset qui est aujourd'hui la seule survivante de la famille aînée. Au cours de ces vingt-trois années de mariage avec son mari Philippe, elle s'employa à orner son château de Bourbon-Busset dans le goût de la Renaissance italienne.

BOURBON - BUSSET (Philippe comte de): Seigneur de Busset, de Puysagut, de Couloge et de Saint-Priest (1499-1557). Fils de Pierre de Bourbon et de Marguerite de Tourzel dame de Busset. Ayant grandit sur les terres familliales, il épouse en 1530 Louise Borgia, duchesse de Valentinois, au château de Saint-Germain-en-Laye. Ce mariage lui permis d'acquérir le château de Châlus en Haute-Vienne et celui de Vayres en Gironde. Délaissant ses deux châteaux, il se consacra à celui de Bourbon-Busset qu'il transforma dans le goût de la Renaisance. Ayant passé sa vie à servir la France, il perdit la vie en 1557 au cours de la bataille de Saint-Quentin (Ainse). Durant cet affrontement sanglant, les troupes françaises fûrent vaincues par les forces espagnoles du duc de Savoie.

BOURBON - BUSSET (Pierre comte de): Baron de Busset, de Puisagut et seigneur de l'Isle (1464-1529). Fils naturel de Louis de Bourbon, Prince-Évêque de Liège, et de Catherine d'Egmont, régente de Gueldre. Il aurait pu être l'ancêtre des rois de France si il n'avait pas été considéré comme bâtard et donc écarté de la succession au trône. Passant sa vie entre les Pays-Bas et ses terres du bourbonnais, il épouse en 1498, Marguerite de Tourzel dite d'Alegre, dame de Busset. De ce mariage nacquirent cinq enfants. L'ainé, Philippe, est l'ancêtre de l'actuelle branche des Bourbon-Busset. Il fût le chambellan de Louis XII durant une grande partie de sa vie.

BOURBON (Aimard sire de): Seigneur de Souvigny et de Bourbon (vers 900 - vers 953). Descendant probablement d'une branche Carolingienne ou Mérovingienne, on sait peu de chose sur sa vie. La plupart des sources s'accorde à dire qu'il fût marié à une Ermengarde et que son fils Aymon (né vers 924) fût le premier sire de Bourbon. Installé tout d'abord à Souvigny qui dépendait de l'abbaye de Cluny par donation personnelle, ses terres s'étendirent bientôt jusqu'à Bourbon-l'Archambault dans lequel ses descendants firent construire un superbe château.

BOURBON (Archambaud II "le Vieux"): Sire de bourbon (vers 959 - vers 1034). Fils de Archambault de Bourbon et de Rothilde de Brosse, il se maria avec Ermengarde de Sully dame de Saint-Maurice. De leur union nacquirent plusieurs enfants qui permirent à la première maison de Bourbon de se perpétuer jusqu'au début du XIIIeme siècle. Tout au long de sa vie, il s'employa à agrandir son domaine et à construire des châteaux comme ceux de Bourbon-L'Archambault ou celui de Hérisson. L'achat de la ville de Moulins par les abbés de Cluny lui permirent de s'implanter jusqu'aux rives de l'Allier.

BOURBON (Charles Ier duc de) : Comte de Clermont, 5eme duc de Bourbon et duc d'Auvergne (1401-1456). Fils de Jean Ier de Bourbon et de Marie de Berry. Il s'occupa très jeune des affaires du duché (son père était retenu prisonnier à Azincourt). Président le conseil de régence de 1415 à 1418, il dû se soumettre au duc de Bourgogne Jean sans Peur après la chute des Armagnacs. Pour montrer sa soumission, il accepta d'épouser Agnès de Bourgogne en 1425. Nommé gouverneur du Languedoc en 1421, il mena durant cette période plusieurs campagnes contre le comte de Foix et reçu par la suite le poste de commandant général du Lyonnais (1423). S'employant par la suite à chasser les Anglais hors de France, il fût impuissant en Février 1429 lors de la bataille de Rouvray "Journée des harengs". Il dû attendre que Jeanne d'Arc arrive pour que la ville d'Orléans soit délivrée. Devenu duc à la mort de son pére (1434), il reçu la même année le titre de grand chambrier de France. De son mariage avec Agnès de Bourgogne nacquirent onze enfants. Trois d'entre eux fûrent ducs de Bourbon. Le plus célèbre étant Pierre II de Bourbon qui épousa Anne de Beaujeu et devint régent du royaume.

BOURBON (Charles III Connétable de Bourbon) : Comte de Montpensier, dauphin et duc d'Auvergne, 8eme duc de Bourbon, comte de la Marche. Fils de Gilbert de Bourbon-Montpensier et de Claire de Gonzague, il fût élevé par Anne de Beaujeu après la mort de sa mère en 1503. Ayant passé son adolescence dans le bourbonnais, il prit possession de cette immense territoire en 1505 lors de son mariage avec Suzanne de Bourbon (sa cousine, fille de pierre et Anne de Beaujeu). En 1507, Il accompagna pour la première fois Louis XII dans le milanais et découvrit le métier des armes. Obligé de revenir en France à cause du paludisme, il reprit le chemin de l'Italie en 1509 et s'illustra lors de la bataille d'Agnadel (14 mai). Fait connétable par Louis XII en 1514, il accompagna François Ier en Italie et lui apporta son aide lors de la bataille de Marignan. Resté en Italie jusqu'en 1516, il ne retrouva son château de Chantelle qu'en juin de cette même année. Durant l'été 1517, sa femme accoucha d'un garçon prénommé François. Celui-ci est fait aussitôt comte de Clermont. Jusqu'à la mort de Suzanne, survenue en 1521, il passe son temps entre son domaine bourbonnais et la cour itinérante du roi François Ier. Le sachant veuf, Louise de Savoie (mère de François Ier) voulu se remarier avec le connétable. Devant le refus de celui-ci, elle entreprit de lui confisquer l'ensemble de ses terres qui, selon elle, lui revenaient. Un long procès s'engagea dans lequel Charles de Bourbon sorti perdant. Commença alors pour lui une vie de conspirateur et de traitre puisqu'il se mit au service de l'empereur Charles Quint. En septembre 1523, il quitta définitivement son château de Chantelle pour aller tout d'abord en Franche-Comté puis, en Italie. Nommé lieutenant général par l'empereur, on le retrouva à la tête des armées ennemies lors des batailles de Rebec, de Milan et, surtout, de Pavie (1525) durant laquelle la défaite des armées française contraignit le roi François Ier à se constituer prisonnier.
Menant par la suite une guerre contre les états du Saint-Siège, il decéda le 6 mai 1527 lors de l'assaut mené sur la ville de Rome. Peu de temps après, le duché fût définitivement rattaché à la couronne (1531).

BOURBON (Jean II duc de) : Comte de Clermont, 6eme duc de Bourbon et duc d'Auvergne (1426-1488). Fils de Charles Ier, duc de Bourbon, et d'Agnès de Bourgogne. Sa carrière militaire débuta en 1444, lors du siège de Metz, puis continua lors de la campagne de Normandie où il fût brillant. Servant aux côtés de Dunois lors de la conquête de la Guyenne, il eut un rôle décisif lors de la prise de Bordeaux en 1453. Nommé gouverneur de Guyenne par Charles VII, il s'employa à combattre Jean V, comte d'Armagnac qui était révolté contre le roi. Tombé en disgrâce au début du règne de Louis XI, celui-ci lui retira son poste de gouverneur de Guyenne. Face à cette injustice, le duc de Bourbon rejoignit la Ligue du Bien public menée par les ducs de Berry, de Bretagne et de Lorraine. Pardonné par le roi lors de la paix de Conflans (Octobre 1465), il eut à reprendre la Normandie qui était toujours aux mains de Charles de France. Recompensé pour son travail, le roi le nomma tout d'abord gouverneur du Languedoc puis chevalier de l'Ordre de Saint-Michel (1469), puis encore, grand chambrier de France et, enfin, connétale de France en 1483. Marié à plusieurs reprises, il épousa en 1447 Jeanne de France (fille de Charles VII) puis, en 1484, Catherine d'Armagnac et, enfin, Jeanne de Bourbon-Vendôme en 1487. N'ayant pas eu d'enfant, le duché passa à son frère Pierre II de Bourbon.

BOURBON (Louis II duc de) : Seigneur de Mercœur, comte de Forez et 3eme duc de Bourbon (1337-1410). Fils de Pierre Ier, duc de Bourbon, et d'Isabelle de Valois. Tout comme les autres membres de sa famille, il fût un bon soldat et débuta sa carrière lors du siège de Reims en 1359. A cette occasion, il secouru la ville qui était assiégée par Edouard III d'Angleterre. Retenu comme otage durant près de dix ans chez les Anglais, il ne retrouva sa liberté qu'en 1369. Jusqu'en 1474, on le retrouve aux cotés de Charles V et de Bertrand du Guesclin dans des escarmouches se déroulant en Limousin, en Bretagne et en Guyenne. Parti combattre les Maures en Castille vers 1374, il revint lorsqu'il s'aperçu que Henri II de Trastamare se servait de ce prétexte pour envahir le Portugal. Envoyé combattre Charles II le Mauvais en Normandie (1378), il combattit par la suite les Anglais en Guyenne (1385) puis, s'en retourna combattre les Maures à Tunis (1391). La place importante qu'il avait au conseil de régence ne pu empêcher l'anarchie de s'installer dans le royaume après la folie du roi Charles VI. Il fût marié en 1371 à Anne d'Auvergne et eut avec elle plusieurs enfants dont le duc Jean Ier de Bourbon, son successeur.

BOURBON (Pierre II duc de) : Seigneur de Beaujeu, comte de la Marche, 7eme duc de Bourbon, duc d'Auvergne, régent de France (1438-1503). Fils de Charles Ier, duc de Bourbon, et d'Agnès de Bourgogne. Ayant participé à la Ligue du Bien public de 1465, il en fût sorti par Louis XI qui lui donna la main de sa fille Anne de Beaujeu en échange. Luttant brillamment contre Jean V et Jacques d'Armagnac au cours des années 1472-1473, il reçu en récompense le comté de Marche. Peu de temps après, il fu fait lieutenant général du royaume. Régent avec son épouse durant la minorité du roi Charles VIII, il préfera se retirer sur ses terres lorsque celui-ci accéda à la majorité. Menant une vie brillante dans son château de Moulins, il s'entoura des meilleurs artistes de son temps. A sa mort, le duché échu à Suzanne, sa fille unique et à son gendre le connétable Charles III de Bourbon.


du BOURG (Anne) : Magistrat français (1521-1559)

du BOURG (Antoine) : Conseiller au Parlement de Bretagne, président au Parlement de Paris, chancelier de France (vers 1490-1538)

BROGLIE (Victor-Maurice, comte de) : Comte de Revel, marquis de Senonches, maréchal de France (1647-1727)